Le confinement ou l’épreuve de l’ombre

Confinement, mesures barrières, distanciation sociale et masque, nous avons toujours plusieurs lectures possibles de la situation que nous vivons. Mais au-delà d’une réalité extérieure, n’est-ce pas une occasion d’entamer un réel travail de guérison de notre ombre ?

Depuis le début de la crise sanitaire que nous traversons, j’ai pris le parti de rester silencieuse et d’observer tout le chahut créé par cet évènement que nous vivons à un niveau mondial.

J’ai souvent bondi en écoutant ou en lisant les articles et autres posts Instagram de personnes se donnant le droit, parce qu’elles ont une audience, de vous dire quoi faire : attention refusez qu’on vous enferme. Attention refusez le masque. Attention « on » essaie de vous manipuler, « on » vous ment. D’ailleurs à l’occasion, j’aimerais beaucoup que l’on m’explique qui est « on «  car en ce qui me concerne, je n’ai pas choisi de vivre dans un monde dont je serais la victime, subissant la volonté d’un « on » méchant et complotant dans le but de me mener à l’asservissement et de m’injecter une puce cachée dans un vaccin.

C’est quand même étrange de se dire émissaire de l’amour ou de la source et de mettre tant d’énergie à propager la peur et la colère, avec pour excuse l’éveil des consciences. Le Monde va vraiment mal…

On parle de privation de liberté, de crise, d’isolement, de mensonges, de folie, d’effondrement. C’est la lecture que l’on peut faire de ce qui est vécu à l’extérieur, mais ne serait-ce pas simplement un miroir de ce qui est projeté par tous ces égrégores sombres alimentés quotidiennement par ceux et celles qui pensent, eux, savoir mieux que les autres ce qui se passe et ce qui se joue vraiment ?

En ce qui me concerne je choisis de ne pas exister dans cette vibration qui ne m’apporterait rien, pour me consacrer à ce que nous pouvons tous faire de mieux : travailler chaque jour à devenir une meilleure personne et construire dans nos vies toutes les circonstances possibles pour honorer le chemin de notre âme et créer et partager la joie.

 

Si vous m’avez déjà rencontrée ou que vous me suivez depuis longtemps, vous m’avez sans doute déjà entendue vous poser cette question qui est plus que jamais d’actualité : dans quelle vibration choisissez-vous d’exister ? Autrement dit, que choisissez-vous de nourrir et à quoi décidez-vous de croire ? Quelles sont les histoires que vous vous racontez ?

 

Je ne suis pas en train de vous parler de vivre dans une réalité parallèle et de faire l’autruche, ni de ne pas s’intéresser à ce qui se passe dans le monde dans lequel nous vivons. Ce dont je parle, c’est au contraire d’accueillir chaque évènement sans le juger et en vous demandant comment il peut vous permettre de vous rapprocher toujours plus de votre authenticité.

Si je parle du fameux masque qui fait tant débat, j’ai effectivement la possibilité de le voir comme une atteinte à ma liberté, et un moyen de me séparer des autres.

Mais je CHOISIS de le voir comme une marque de respect envers les autres, comme il est de coutume en Asie de le porter lorsqu’on est malade. Je CHOISIS de me dire que même si ce n’est pas toujours agréable à porter, si ça peut protéger ne serait-ce qu’une seule personne d’un virus dont je serais porteuse sans le savoir, eh bien c’est aussi ça la fraternité !

Je CHOISIS de le porter parce que l’encombrement des services d’urgence est une réalité, et que nous devons un grand respect à nos soignants.

Un évènement, deux lectures possibles. Et au fond c’est toujours ça la vie : l’important n’est pas tant ce qui nous arrive, que notre manière de l’interpréter.

 

Ce qui se joue dans tout ça, c’est en fait la relation que nous entretenons avec notre ombre. Lorsque l’on emploi ce terme, certaines personnes y voient ce qu’il y aurait de « mal » en soi. Mais l’ombre est en fait davantage ce que nous n’avons pas guéri.

 

Elle est constituée de toutes les frustrations que nous avons accumulées. Je pourrais dire qu’elle s’est forgée par toutes ces situations dans lesquelles nous nous sommes empêchés d’être nous-mêmes. Toutes ces fois où nous avons masqué nos émotions, refoulé nos besoins, porté atteinte à notre intégrité qu’elle soit physique, psychique ou émotionnelle. Chaque fois que nous nous sommes tus.

Donc l’ombre n’est pas un aspect de soi dont il faudrait avoir peur, mais plutôt qu’il faudrait prendre le temps de ramener à la lumière, d’embrasser, de choyer pour mettre de l’amour là où existe la souffrance.

 

Pourquoi est-ce que notre ombre aurait tendance à s’exprimer plus facilement en ce moment ?

 

Le confinement force la plupart d’entre nous à se confronter à des choses que, si l’on n’est pas à l’aise avec soi, on a tendance à éviter :

  • La solitude
  • L’incertitude
  • La réalité de nos existences (est-on vraiment si heureux que ça ?)
  • L’impermanence
  • L’état des relations avec nos proches
  • La non maîtrise

 

En fait, le confinement nous ramène à la Vérité : qui suis-je, quelle vie ai-je construite, quel est mon rapport à moi-même, quelles angoisses non réglées se rappellent à moi lorsque je suis seul ?

 

Il n’est plus possible de se mentir ni de s’éviter. Plus possible de remettre à plus tard des questionnements restés en suspens, puisqu’il n’y a que ça à faire ! Tout ce qui n’est pas accouché/réglé/soigné en soi remonte à la surface : notre ombre.

Et donc il peut être tentant d’attribuer notre colère, notre mal-être, nos insatisfactions à ce qui est dehors : l’Etat, les lois, les autres.

Tentant de penser que l’on aurait pris de meilleures décisions, mieux géré, mieux su que les autorités en place. Et donc se mettre dans une posture de défense, voire d’agressivité envers le monde extérieur.

Mais qu’est-ce que cela dit vraiment de soi ? Ne seraient-ce pas nos propres zones d’inconfort, nos profondes frustrations, que l’on projette dehors ?

Je ne crois pas en la non-réaction. Réagir positivement est déjà une réaction. Mais je crois au fait que nous pouvons toujours choisir de transformer ce que nous voyons pour élever sa vibration : sans forcément toujours voir le positif, nous pouvons au moins adopter une forme de neutralité qui nous préserve émotionnellement et nous recentre vers l’essentiel : qu’est-ce que cet évènement vient dire de moi, de mon positionnement face au monde, et où est-ce qu’il vient vraiment me toucher ?

Ainsi, nous ne sommes plus en réaction face à ce qui se passe, mais plutôt dans une position de rencontre intérieure.

Et vous, dans quelle vibration souhaitez-vous exister ?