Pourquoi avoir peur de ne pas changer de vie ?

Pourquoi avoir peur de ne pas changer de vie ?

Cet intitulé vous semble étrange ? Et pourtant, vous découvrirez en lisant cet article, que vous faites certainement partie de celles et ceux qui ont peur de ne pas changer de vie. En effet, parmi les questionnements et problématiques qui me sont les plus fréquemment exposés, reviennent toujours en tête de liste l’incertitude, la peur de l’avenir, la crainte d’un lendemain inconnu… Un état d’être que j’ai moi-même expérimenté, avant de me rendre compte que j’avais mal identifié ma peur. Et dès lors que je l’ai replacée au bon endroit, tout s’est débloqué.

La peur de l’inconnu : un leurre un peu trop évident

 

Retournons au commencement. Nous expérimentons tous un quotidien essentiellement rythmé par nos activités professionnelles et familiales. Bien souvent, nous sommes à peu près capables de dire ce que nous ferons, avec qui nous serons, et à quelle heure nous nous lèverons, dans trois mois jour pour jour. Et pourtant, dans un contexte de vie si prévisible, si ordonné, la peur de l’inconnu trouve les méandres pour s’insinuer dans nos préoccupations.

 

C’est ce grand paradoxe qui m’a poussée à me questionner sur cette peur. Comment pouvais-je encore avoir peur de l’inconnu, quand tout était parfaitement tracé dans ma propre existence de juriste à Paris ? Cette préoccupation était en fait un peu trop évidente pour être réelle.

 

Si nous observons la manière dont nous sommes éduqués, les films et lectures qui façonnent notre mode de pensée, les contes d’enfance qui ont modelé nos croyances, sans parler de toutes les injonctions à la sécurité et la prévoyance dont nous sommes constamment abreuvés, il devient évident que la programmation de peur de l’avenir est notre « mode par défaut », notre pilotage automatique.

Mais prenons un peu de recul. Si vous vivez un quotidien qui n’est pas totalement épanouissant pour vous et qui vous laisse épuisé ou éteint, pourquoi donc portez-vous votre peur sur l’avenir, alors que c’est manifestement de votre présent qu’il faut se méfier ? Questionnez-vous.

C’est ainsi que je suis personnellement sortie de ce paradoxe. J’ai compris que si je plaçais ma peur dans ce que je connaissais, au cœur de ce quotidien ennuyeux, prédictible, sans émerveillement, je finirais par le redouter tant et tant que je changerais de vie, quoi qu’il m’en coûte. C’est pour cela que je vous parle de « peur de ne pas changer de vie » ! Nichée dans un quotidien inconfortable, elle devient presque une amie qui nous incite au changement.

 

 

Un présent inconfortable doit vous mener à placer votre peur à un autre endroit

 

Alors, vous qui pensez avoir peur de ce que l’avenir va vous réserver, vous redoutez en fait qu’il ressemble un peu trop à votre quotidien actuel, que vos semaines se multiplient à l’infini sur un modèle connu et insatisfaisant, en bref, vous découvrez maintenant que ce n’est pas de l’inconnu dont vous avez peur, mais bien de ce que vous connaissez un peu trop !

 Vous faites donc bien partie des personnes qui ont en réalité peur de ne pas changer de vie, peur que s’éternise une existence dans laquelle votre âme n’est pas entendue, dans laquelle vous faites en sorte de taire vos désirs de vie les plus profonds.

En outre, retenez qu’un lien énergétique est créé avec tout ce que l’on vit ! Ce lien sert à nourrir énergétiquement ce pour quoi nous œuvrons. Dans le cas d’un emploi par exemple, quand vous faites un métier qui ne vous convient pas, vous donnez votre énergie, sans cesse, mais sans aucun retour puisqu’il n’y pas de joie ni de plaisir. Au mieux, vous gagnez un salaire, mais il est dans la grande majorité des cas, le reflet de ce manque de plaisir : limité et plafonné. Vous vous videz donc de votre énergie, jusqu’au burn-out. Cela est valable dans une relation amoureuse également qui peut mener à l’épuisement quand il n’y a pas de joie.

Sachant cela, appuyez-vous sur cette crainte de voir empirer jusqu’à votre rupture interne, une situation quotidienne qui vous atrophie, qui vous épuise.

 

La peur, remise à sa juste place, peut vous conduire à vous sauver, et à créer pour vous-même, les conditions de la vie de vos rêves. 

Apprendre à aimer l’inconnu et renouer avec l’émerveillement

 

Comme ce n’est pas inné d’être au moins paisible, et au mieux enthousiaste, à l’idée de l’inconnu, je me suis ouverte à cette variable immaîtrisable de l’avenir. Pour cela, j’ai changé de regard sur cet aspect de l’existence. J’ai tourné les choses autrement : laisser place à l’inspiration tout en restant pragmatique.

Certes, un quotidien un peu trop prévisible est sclérosant, mais l’excès d’inconnu amène à la prostration. Quand nous créons des conditions de peur quotidienne trop fortes, nous pouvons entraîner un phénomène d’immobilité. L’idée est donc de renouer avec notre capacité d’émerveillement, de s’ouvrir à toutes les possibilités que la vie, dans sa grande intelligence, peut préparer pour nous, tout en gardant un esprit terrien et enraciné dans la réalité de la vie dans la matière.

Autrement dit, il est indispensable de relancer la circulation de l’énergie dans votre vie en faisant des choix de cœur, des choix qui vous sont soufflés par la voix de votre âme, tout en tenant compte du principe de réalité.

Comment œuvrer dans ce sens ? Notez tout ce qui ne vous fait pas vibrer dans votre existence, votre emploi, votre environnement de vie, votre relation amoureuse, vos relations amicales, vos activités extra-professionnelles, le manque de temps à consacrer à vos dons… Voyez là où votre énergie semble s’échapper. Souvent, vous vous sentez fatigué, pessimiste, négatif, vidé, après avoir tissé du lien avec cette activité ou cette personne. Peut-être est-ce même un ensemble qui vous plombe. Puis souvenez-vous que c’est à cet endroit que votre véritable peur s’enracine, et qu’est à redouter, l’infinie répétition de ces situations épuisantes. Finalement, l’inconnu vous semble presque doux et amical en changeant de perspective. Car dans l’inconnu, tout est possible, surtout le meilleur.

En renouant avec cet état d’ouverture, nous devenons profondément réceptifs aux synchronicités, et tout ce qui semblait lutter en nous, finit par s’imbriquer sans efforts. Notre vibration change et avec elle, tout ce que nous vivons se transforme. La magie opère, laissant place à l’émerveillement…